|
|
| © ZAN Studio |
|
MASARAT Palestine se clôture en ce mois de janvier, alors que vient de se dérouler, sous nos yeux et pendant près d’un mois, la tragédie de Gaza. Alors que Gaza compte ses morts, n’est-il pas décalé, voire indécent de parler d’échanges et de projets culturels avec la Palestine ? – interroge la Ministre Marie-Dominique Simonet.Je ne serais pas ici aujourd’hui si je n’étais pas convaincue du contraire.
La saison artistique et culturelle palestinienne s’est réalisée telle que nous l’avions imaginée et rêvée il y a plus de deux ans. MASARAT Palestine a rempli son objectif premier: donner à voir d’autres images de la Palestine à travers ses artistes les plus contemporains ; présenter ce pays sous un autre angle, en dépassant les imagesgalvaudées de l’actualité, du terrorisme ou de la victimisation. La Palestine d’aujourd’hui est sans aucun doute beaucoup plus proche pour les 50.000 visiteurs ou spectateurs qui ont pu découvrir et apprécier la culture palestinienne contemporaine sous ses formes les plus diverses. Plus de 1.000 élèves et étudiants de l’enseignement secondaire ou supérieur artistique ont également franchi les portes des différents lieux, lesquels se sont appuyés sur un travail de médiation des publics mené par Marianne Blume, et par les jeunes de Génération Palestine. On peut donc parler d’un véritable succès public. A ce succès public, s’ajoute une couverture médiatique exceptionnelle, en Belgique, mais aussi en France, en Allemagne, au Liban… et bien sûr en Palestine. |
MASARAT PALESTINE, LA SUITE…
Outre les traces sous forme de publications, auxquelles nous allons nous atteler aux Halles, notre plus cher souhait aujourd’hui est que MASARAT Palestine devienne en automne 2009 « MASARAT en Palestine ». Nous travaillons dès à présent, à la possibilité de présenter les principales expositions de MASARAT à Jerusalem et en Cisjordanie, en partenariat avec quelques lieux amis : le centre d’art Al Mamal, la galerie Al Hoash et le nouveau centre culturel à Jerusalem ; le musée de l’université de Bir Zeit ; le nouveau centre d’art ‘Station’ à Ramallah et avec l’appui du Consulat Belge à Jerusalem. Mais outre ce « retour » de MASARAT en Palestine, des contacts individuels ont été établis entre des artistes ou des lieux en Communauté française et des artistes ou des lieux en Palestine :
• La galerie Station à Ramallah souhaite inviter l’artiste visuel Emilio Lopez Menchero pour un nouveau workshop au printemps prochain ;
• Dia, un des membres de Zan Studio souhaite venir étudier en section cinéma d’animation à La Cambre ;
• L’artiste Joëlle Tuerlincks, qui a été choisie pour l’intégration d’une œuvre d’art dans le contexte de la dernière phase des travaux de rénovation des Halles, nous propose un projet de sculpture qui relierait, par un fil invisible, Les Halles à la Palestine… ;
• L’école d’architecture La Cambre a conclu un accord de coopération avec le département architecture de Bir Zeit ;
• L’école du cirque palestinienne – que l’on reverra d’ailleurs en Communauté française en mars prochain, dans ‘La piste aux étoiles’ à Tournai, à Bruxelles et aussi ainsi qu’à Namur sollicite La Cambre Architecture pour penser un projet de chapiteau semi dur. Ce projet pourrait se réaliser dans le cadre de l’accord de coopération avec Bir Zeit ;
• Decolonizing Architecture est appelé à connaître une diffusion à l’échelle européenne : il est d’ores et déjà question que l’exposition soit reprise au MACBA à Barcelone
Publications à venir :
• Edition de Palestine. Rien ne nous manque ici’ en arabe
• Edition des Conversations d’ici et de là-bas+ CD
• Edition d’un livre issu du workshop Being Belgian
LES PERSPECTIVES DE COOPERATION
Suite aux contacts mis en place, la future coopération bilatérale avec la Palestine pourrait s’articuler autour de trois pôles géographiques: l’université de Birzeit, la Ville de Ramallah et la Région de Bethléem. Une certaine souplesse sera toutefois gardée afin de répondre à des besoins spécifiques émanant de la Bande de Gaza, indique Philippe SUINEN (Wallonie-Bruxelles International).Concernant l’Université de Birzeit, plusieurs écoles d’interprétariat sont intéressées à intensifier le volet langue française, mais aussi à envoyer des étudiants de Wallonie-Bruxelles en stage en langue arabe.La coopération avec la Région de Bethléem concerne d’ores et déjà le domaine des soins infirmiers et paramédicaux.Une coopération culturelle sera poursuivie avec la Ville de Ramallah.Cette coopération de Wallonie-Bruxelles avec la Palestine mobilisera tous les instruments existants, tant au niveau de la Communauté française, que de la Région wallonne et de la Cocof, sans oublier les ONG, les programmes de coopération décentralisée et l’Association pour l’Education et la formation à l’Etranger (APEFE).Un appel à projets sera lancé aux opérateurs de Wallonie et de Bruxelles, en vue de préparer un programme de coopération de deux ans.
MASARAT EN CHIFFRES
• 50.000 visiteurs
• 218 activités
• 70 lieux
• 133 artistes
• 26522 visiteurs du site http://www.masarat.be/
|